- La chaine officielle de l'émission de France 3.C'est pas sorcier, le magazine de la découverte et de la science.L'explosion de l'usine AZF à Toulouse, le 21 Cest pas sorcier -ATTENTION USINES A RISQUES ! C'est pas sorcier Suivre La chaine officielle de l'émission de France 3. C'est pas sorcier, le magazine de la découverte et LeTournesol (Helianthus) Quand la plupart des gens pensent au tournesol, ils ne considèrent généralement que les graines à grignoter pour se calmer les nerfs. Pourtant, cette plante mérite largement de figurer parmi les douze meilleurs aliments pour un jardin de survie, pour plusieurs raisons. 20mars 2017 - La chaine officielle de l'émission de France 3.C'est pas sorcier, le magazine de la découverte et de la science.L'explosion de l'usine AZF à Toulouse, le 21 Interventionpersl EDF ou visite d’une centrale “C’est pas sorcier” CD rom “risque majeurs” Visite centrale ou intervenant Comprendre 4 Lire et comprendre des documents, des photos Conséquences : radioactivité-sur l’environnement -sur les personnes. Comparer avant l’accident et après. Document tiré du CD rom. Document l5drwa. SommaireMarin-pêcheurÉlagueurPilote d’avionAgriculteurCouvreurOuvrier sidérurgiste et minesOuvrier de maintenanceÉboueurChauffeur routierOuvrier du bâtimentMilitaire et gendarmeTechnicien en équipement nucléaireDémineurBûcheronManutentionnaire Certains métiers sont beaucoup plus difficiles que d’autres, notamment au regard de leur niveau de dangerosité, que ce soit pour la santé ou pour l’intégrité de celui qui l’exercice. Ainsi, on considère qu’un charpentier a 33 fois plus de risque d’être victime d’un accident du travail qu’un informaticien. Sont listés ici les professions qui sont le plus susceptibles de mettre le travailleur en danger de mort ; en effet, selon les scientifiques, les gens qui exercent leur métier dans le secteur de la vente ou au service client sont particulièrement exposés aux risques de congestion cérébrale et d’infarctus, tandis que les employés qui restent souvent assis sont quant à eux exposés aux risques liés à la sédentarité. Il faut également savoir que de 94% des accidents du travail mortels, la victime est un homme ; cela tient non au fait que les femmes seraient plus prudentes, mais au simple constat selon lequel ces métiers dangereux sont principalement exercés par des hommes. Si l’on regarde par secteur d’emploi, le plus dangereux est celui du bâtiment et des travaux publics. 118 personnes sont décédées dans ce secteur en 2015 ; pour salariés 73,2 ont été victimes d’accident du travail, tandis que le secteur le moins dangereux est celui des banques, assurances et administrations où le taux d’accidents du travail tombe à 9,9 pour mille. Voici donc 15 métiers particulièrement dangereux. Marin-pêcheur Ce métier est particulièrement dangereux. On peut glisser sur un pont, devoir affronter les pires tempêtes, les intempéries maritimes, une houle trop agitée. On manipule aussi de lourds filets chargés de centaines de kilos de poissons. Les marins-pêcheurs mettent chaque jour leur vie en danger. La pêche au crabe en Alaska est le métier le plus dangereux au monde les eaux sont froide et agitées, l’équipement peu maniable et l’environnement instable. On recense ainsi dans cette profession une proportion de décès de 1 sur 500. Élagueur De nombreux dangers guettent les élagueurs. En effet, il travaille en hauteur, avec les risques de chute que cette position comporte et il manipule quotidiennement des outils imposants et dangereux. S’ajoute le risque de voir des branches tomber sur lui. La proportion de décès est de 1 sur 1618, sans compter les multiples fractures causées par le mauvais calcul de l’impact d’un arbre, son poids ou son envergure. Pilote d’avion En dépit de mesures de sécurité qui s’améliorent d’année en année, un pilote de ligne n’est jamais à l’abri d’un crash. C’est néanmoins un métier dangereux bien payé, ce qui peut en attirer plus d’un. Dans certains pays, les risques sont en outre beaucoup plus élevés que dans d’autres, notamment en Russie, les pilotes devant combattre les incendies. Pilote de ligne en Russie est d’ailleurs un des métiers recensés par le Bureau américain des statistiques du travail BLS, qui chaque année établit une liste des métiers les plus dangereux au monde, en raison d’aéronefs hors d’âge, des pistes mal entretenues et de conditions climatiques difficiles. La proportion de décès est de 1 sur 1 785. Il faudrait rajouter à côté de pilote d’avion les autres employés du transport aérien, notamment les stewards et hôtesse de l’air, car un crash laisse rarement des survivants. Agriculteur Les agriculteurs sont notamment exposés aux risques d’accidents liés à l’usage d’outils et de machines dangereux. Ils sont en outre exposés aux pesticides et aux engrais, qui peuvent à long terme se révéler très nocifs pour la santé. Selon le site Officiel Prévention, les accidents du travail ainsi que les maladies professionnelles en viticulture et en vinification sont plus fréquents et plus graves que dans le secteur agricole considéré dans son ensemble. C’est aussi une profession où le suicide est particulièrement élevé, en raison de la difficulté du travail, des ennuis financiers et du manque de reconnaissance. La proportion de décès est ainsi de 1 sur 2597. Couvreur Travaillant en hauteur, le couvreur risque à chaque fois sa vie en cas de chute. Toute glissade peut lui coûter la vie. Mais les personnes qui exercent ce métier sont soumises à d’autres risques, comme le cancer de la peau en raison de la forte exposition aux rayons UV, rien ne les protégeant sur les toits où ils travaillent. La proportion de décès est de 1 sur 2881. Dans le même genre d’idée, on peut penser, comme métier dangereux, aux laveurs de vitres de gratte-ciel, qui ont en moyenne 400 à 500 mètres de hauteur toute erreur peut y être fatale ! Ouvrier sidérurgiste et mines La sidérurgie est un secteur d’activité très dangereux. Les ouvriers sont amenés à travailler dans des conditions difficiles la chaleur est presque insoutenable, l’environnement est bruyant et les surfaces de travail très dangereuses. Ils sont en outre souvent conduits à travailler en hauteur, jouant les funambules au-dessus du vide, d’où les risques de chute mortelles. La proportion de décès est de 1 sur 2 597. Ouvrier de maintenance Les ouvriers de maintenance doivent notamment entretenir des machineries qui sont souvent source de danger pour eux, comme les broyeuses. En cas de fausse manipulation, aucune chance ne leur est alors laissée. De même, les lieux d’interventions comportent des risques évidents, comme les usines où fonctionnent de dangereuses machineries ou les rails de trains où circulent des véhicules lourds lancés à pleine vitesse. La proportion de décès est de 1 sur 5 405. Éboueur Cela n’est peut-être pas évident de prime abord, mais le métier d’éboueur fait partie de la liste de métier dangereux. En effet, ils travaillent dans la rue, un environnement de travail qui est fort loin d’être sécuritaire. Existent notamment les risques de se faire renverser par un autre véhicule, comme si transporter des charges lourdes et malodorantes ne suffisait pas à compliquer leur travail. Le nombre de décès est de 1 sur 3 968. Chauffeur routier Les cadences imposées aux chauffeurs routiers sont telles qu’ils doivent rouler de très longues heures sur la route sans s’arrêter pour respecter les délais. La pression qui pèse sur eux est très intense. L’un des principaux dangers qui les guettent est donc le risque d’endormissement au volant de leur camion ; même si les arrêts pour se reposer sont nécessaires, plus de 45% des conducteurs avouent s’être déjà endormi au volant. Alors que leur concentration doit rester constamment vive, un seul moment d’inattention peut leur coûter la vie. S’ajoutent les conditions climatiques qui peuvent parfois venir compliquer leur trajet, comme les pluies, le vent ou la neige. Le nombre de décès est de 1 sur 5 464. On peut également évoqué l’ensemble des travailleurs de la route, comme les chauffeurs de taxis, qui peuvent être victimes d’accident de voiture, et qui en proportion passent plus de temps sur les routes, un endroit en lui-même particulièrement dangereux, que le citoyen lambda. Ouvrier du bâtiment Les chantiers sont des environnements de travail particulièrement propices aux accidents. Le matériel est lourd et souvent dangereux, les machines volumineuses, les charges lourdes. Il n’est pas rare que l’une des machines happent un ouvrier du bâtiment ou qu’un des hommes qui travaillent là chute d’un échafaudage. Le nombre de décès est ainsi de 1 sur 5 464. Militaire et gendarme Le métier de militaire, qui inclut celui de gendarme, est particulièrement dangereux. Ces métiers sont en effet exposés aux armes et à la violence de manière quotidienne. Les militaires sont envoyés sur les zones de guerre, tandis que les gendarmes peuvent être exposés à la violence urbaine. Le risque de suicide est également élevés chez les gendarmes, une profession soumise à une intense pression, d’autant plus que les intéressés ont des moyens très efficaces de se donner la mort à leur disposition. On peut ainsi déplorer 2 gendarmes morts en mission en 2015, mais plusieurs milliers de blessés par an, parfois graves, dont 1816 dans le cadre d’agressions. Le nombre d’agressions contre les gendarmes est en outre en hausse constante +26,7% en un an ce qui en donne 3012 – soit plus de 8 chaque jour. Technicien en équipement nucléaire La mission d’un technicien en équipement nucléaire consiste à manipuler les équipements utilisés pour la libération et la production de l’énergie nucléaire, dans le but d’aider les chercheurs dans leur mission de production ou dans leurs activités de laboratoire. La proportion de décès est 1 sur 3251. Démineur Les démineurs passent leur temps au contact d’éléments hautement dangereux, qu’il s’agisse de bombes oubliées de la Seconde Guerre mondiale découvertes durant un chantier, de mines anti-personnelles disposées sur une zone de conflit ou encore d’explosifs artisanaux abandonnés sur le bord des routes. Leur temps de travail consiste véritablement à jouer avec le feu. En dépit d’un entraînement intensif et approfondi et d’équipements toujours plus sophistiqués, les accidents mortels ne peuvent être évités. La proportion de décès est de 1 sur 5874. Bûcheron Bûcheron est également un métier dangereux. Il a un risque évident à abattre des arbres de plusieurs dizaines de mètres de hauteur, qui pèsent plusieurs centaines de kilos. En outre, aucun arbre n’est pareil à un autre, et seule l’expérience peut permettre d’anticiper sur ce qui risque de se passer. Et il y a toujours un moment où tout peut basculer. Le nombre de décès est de 1 sur 4256. Manutentionnaire Enfin, on peut citer comme métier dangereux celui de manutentionnaire. Là encore, le risque réside dans la manipulation de charges lourdes couplées à l’utilisation de machines dangereuses. Le manutentionnaire travaille dans un entrepôt, déchargeant les arrivages, conditionnant et réexpédiant les produits, ce qui nécessite une bonne forme physique et une attention de tous les instants. La proportion de décès est de 1 sur 2684. Le sport est-il bon pour la santé? La question semble saugrenue, tant la réponse paraît évidente. Et pourtant... Chaque année, en France, l'effort physique provoque le décès brutal - la mort subite» - de 1 500 sportifs en pleine forme. Véritable usine à hypertension», le sport peut donc s'avérer dangereux pour le coeur. La preuve? Il suffit d'une petite anomalie vasculaire cachée pour que le marathonien occasionnel succombe sous les effets d'une hémorragie cérébrale. Vous êtes sportif? Prenez garde! Votre squelette est malmené par la pratique athlétique fractures de fatigue, écrasement des cartilages, usure des articulations, hernies discales, lombalgies, entorses, etc. L'intestin? Même régime. Votre tube digestif est très secoué, voire déréglé, pendant la course à pied. Pis, chez les femmes, l'excès de sport peut provoquer des aménorrhées, des décalcifications précoces et perturber la fertilité. Enfin, le sport peut être vécu comme un stress psychologique. Exagération? Non, les symptômes du surentraînement ressemblant à s'y méprendre à ceux de la dépression nerveuse. Alors, le sport et la santé font-ils vraiment bon ménage? Rien n'est moins sûr. Médecin spécialisé à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière, à Paris, et au centre de formation du Paris-Saint-Germain, le Dr Stéphane Cascua répond à cette question dans un livre pratique, Le sport est-il bon pour la santé?, chez Odile Jacob 1. Construit en neuf chapitres truffés d'exemples scientifiques, ce petit manuel d'école du cirque», destiné aux sportifs funambules qui jouent, sans le savoir, avec leur santé, se veut résolument pédagogique. J'ai voulu dévoiler les méfaits méconnus du sport et donner des recommandations, explique le Dr Cascua. Il faut distinguer entre les dangers d'une pratique intensive en vue de la compétition et les bienfaits du ?sport santé?.» Malgré les redondances et l'absence de développements spécifiques sur les pathologies tendineuse tendinite, tennis-elbow et musculaire claquage, élongation, le Dr Cascua a bien compris que le mot sport» était désormais polysémique, puisqu'il englobe des pratiques aussi diverses que le sport de masse, le sport professionnel ou le sport santé. Ce qu'on appelle communément ?sport? rassemble en réalité des pratiques extrêmement diverses, confirme Isabelle Queval, professeur de philosophie et ancienne tenniswoman de haut niveau, ex-membre de l'équipe de France junior dans les années 80. Il y a, d'une part, l'éducation physique et, d'autre part, le sport purement compétitif.» Offre limitée. 2 mois pour 1€ sans engagement A consommer avec modération Cette antinomie, qui colle à l'appellation générique sport», est porteuse de contradictions. Idéologiques, bien sûr, mais aussi médicales. On ne peut vouloir à la fois le bien et le mieux, poursuit Isabelle Queval. Dans le monde sportif, il me semble qu'on ne peut chercher à atteindre à la fois ces deux idéaux si représentatifs, pourtant, de notre époque la santé et la performance.» Si le champion est prêt à se faire mal» pour une médaille citius, altius, fortius, le sportif lambda recherche davantage le bien-être mens sana in corpore sano. L'ouvrage du Dr Cascua s'adresse à cette seconde catégorie de pratiquants. L'auteur montre notamment comment naissent les clichés sur les bienfaits du sport. Pour le système cardio-vasculaire, tout est parti d'une étude, menée dans les années 50, sur les employés des transports publics londoniens. Le Dr Jeremy Noah Morris mettait en évidence le fait que les chauffeurs présentaient plus souvent des crises cardiaques que les contrôleurs, note Stéphane Cascua. Il en déduisait qu'il était bon pour le coeur de déambuler dans les couloirs et surtout de monter l'escalier pour gagner le premier étage des fameux bus rouges.» Ainsi, petit à petit, le sport est devenu l'ami du coeur. Pourtant, statistiquement, le risque d'infarctus est multiplié par sept au cours d'une pratique physique. Et, pour un sportif occasionnel, cette probabilité est 56 fois plus élevée! Pis chez les adeptes de l'exercice physique, l'âge moyen de la mort subite est de 47 ans - contre 60 ans pour les autres catégories. Responsables de 85% de ces accidents mortels les atteintes coronariennes. Une crise cardiaque fatale ne se produit qu'au bout de 1,2 million d'heures de pratique physique, précise toutefois le Dr Cascua. A raison de trois heures de sport par semaine, cela représente sept mille sept cents ans d'entraînement!» Pas de panique, donc. Le dos des athlètes est aussi mis à rude épreuve. La spondylolyse - fracture de fatigue de l'arc osseux à l'arrière des vertèbres - se retrouve chez 3% des sédentaires, contre 9% pour les tennismen et 30% pour les gymnastes. Par ailleurs, 68% des judokas souffrent d'ostéochondrose vertébrale, une douleur aiguë des os situés à l'avant des vertèbres. Les cavaliers ne sont pas mieux lotis. Parmi ceux qui ont commencé à monter à cheval avant 8 ans, ils sont 66% à présenter des fissures vertébrales, souligne l'auteur. Les cavaliers amateurs en sont porteurs dans 34% des cas, alors que 7 professionnels sur 10 en sont victimes.» Idem pour les hernies discales 1 volleyeur sur 2 souffre d'une hernie ou d'un écrasement discal, mis en évidence par IRM imagerie par résonance magnétique. Et le Dr Cascua de rassurer ses futurs clients L'ampleur des dégâts est plus corrélée à l'âge des sujets qu'au nombre d'années de pratique. Une étude récente n'a pas permis de montrer que le sport favorisait la survenue de hernies discales.» Finalement, le sport, c'est comme l'alcool on doit en consommer avec modération. Il est bon pour la santé dans la mesure où il est pratiqué de façon adaptée, selon les possibilités physiologiques de chacun, résume le Dr Gilbert Pérès, directeur du département de médecine sportive à la Pitié-Salpêtrière. Et, depuis quelques années, j'ai l'impression qu'il y a une amélioration médicale de la pratique sportive.» Dans cette optique, la féminisation du sport à outrance apparaît inquiétante. L'absence de règles se montre fréquente chez les athlètes surentraînées», remarque le Dr Cascua. Les chiffres de 20 à 40% des danseuses, de 40 à 50% des coureuses de fond, 70% des cyclistes et près de 90% des gymnastes en souffrent. Et pourtant on sait que, chez les femmes, les oestrogènes augmentent pendant l'effort. Si l'entraînement hebdomadaire ne dépasse pas 40 kilomètres», précise le Dr Cascua. Pour limiter les risques, il faut pratiquer une activité d'endurance jogging, vélo ou natation de trente minutes à une heure, trois fois par semaine, à environ 75% de ses capacités cardio-vasculaires. Et ce pendant toute la vie. Un condensé des conseils que le Dr Cascua prodigue à certains de ses patients... ces sportifs du dimanche qu'il récupère encore trop souvent à l'hôpital. 1 270 p., 20,60 euros. Les plus lus OpinionsEditoAnne RosencherChroniquePar Gérald BronnerLa chronique d'Aurélien SaussayPar Aurélien Saussay, chercheur à la London School of Economics, économiste de l'environnement spécialiste des questions de transition énergétiqueChroniqueAbnousse Shalmani La chaine officielle de l'émission de France 3. C'est pas sorcier, le magazine de la découverte et de la science. L'explosion de l'usine AZF à Toulouse, le 21 septembre 2001, nous a rappelé que l'industrie chimique n'est pas sans risques ! Or des usines comme celle de Toulouse, il en existe des centaines... Fred, Jamy et Sabine se sont rendus au cœur de la plus grosse concentration de produits chimiques de France. Ils sont à Lyon, dans ce que l'on a surnommé le couloir de la chimie ». Sur cette vaste zone industrielle sont stockés, manipulés et transformés des produits le plus souvent explosifs, inflammables ou toxiques. Tout cela se passe le long du Rhône et de l'autoroute A7, au beau milieu de la ville... Quels risques ces usines représentent-elles ? Quelles mesures de sécurité sont prises ? Et si une nouvelle catastrophe survenait, quelles pourraient en être les conséquences ? Voir plus sur C'est pas sorcier Les retraites La Sécu Politiques de santé Les salaires Responsabilités des enseignants Sorties scolaires Réseaux d'écoles Les PPMS Lecture Base élèves Les PPRE Les EPEP Accueil Plan Particulier de Mise en Sûreté des écoles de l'Aude face à l'accident majeur PPMS Par Alain CAZANAVE Rappel historique année 2003 - 2004 OUI, il est indispensable de mettre en place un dispositif qui précise les attitudes à adopter dans nos écoles en cas de risques majeurs. NON à une élaboration précipitée, exclusivement confiée à la directrice ou au directeur d'école, car cela relève de personnels qualifiés et reconnus comme tels dans le domaine de la sécurité. PPMS Le retour - année 2006 - 2007 On se souvient du BO hors série du 30 mai 2002 qui définissait les conditions et les modalités de mise en place des PPMS Plan Particulier de Mise en Sûreté des établissements scolaires. L’Inspecteur d’Académie, en 2003 et 2004, s’était adressé à quatre reprises aux directeurs d’écoles pour leur préciser leurs obligations en la matière en fixant des dates de retour du document. Depuis, si l’on s’en tient aux informations données par le représentant de l’Inspection Académique lors d’une audience à la Préfecture 21/11/06 obtenue par notre fédération syndicale la FSU, 2/3 des écoles de notre département exposées ou non auraient renvoyé le document. Une relance de notre administration est annoncée pour bientôt. Profitons de cet instant pour repréciser, s’il en était besoin, que le fait que des écoles n’aient pas retourné le document n’a rien à voir avec la consigne de blocage administratif. Il n’en a jamais été question d’ailleurs et les choses ont été plusieurs fois dites et écrites. Le SNUipp-FSU a maintes fois exprimé la nécessité d’établir un PPMS pour les écoles exposées à un risque majeur. Mais il est clair que nous avions donné comme consigne de refuser de faire n’importe quoi sur ce dossier tant que les responsabilités de tous les partenaires ne seraient pas clairement établies et assumées. On se souvient que l’Inspection Académique, sous prétexte que le BO l’exigeait, nous disait à l’époque qu’il valait mieux un mauvais PPMS que pas de PPMS du tout » ou qu’il suffisait qu’un directeur remplisse le document pour qu’il ait fait diligence ». Eh bien oui, c’est vrai, le SNUipp n’a jamais voulu traiter cette affaire en demandant à ses collègues directeurs d’ouvrir le parapluie » et d’être aussi peu responsables. Nous avons toujours exigé que les services compétents de sécurité soient dépêchés dans les écoles exposées à un risque majeur pour collaborer avec les directeurs à une réflexion sérieuse avant toute formalisation du PPMS. Le BOEN de référence n’indique-t-il pas page 8, §4 que selon la configuration et l’environnement de l’établissement, un ou des lieux, internes ou externes, sont choisis en liaison avec le propriétaire des locaux collectivités territoriales ou organismes de rattachement. » ? Alors, pourquoi au moment où les uns se débinent ou jouent la montre, faudrait-il que les autres les directeurs soient seuls à remplir un rôle que les textes officiels ne prévoient pas qu’ils l’assument seuls justement ? - Oui, nous avons rejeté l’idée de nous contenter d’une bibliographie, de vidéos ou de sites internet traitant du sujet. Chaque école est une entité particulière et aucune situation ne ressemble à une autre. - Oui, nous avons revendiqué du temps et de la formation pour la réflexion. Et on le revendique encore. - Oui, nous avons toujours dit que les directeurs assumeraient leurs responsabilités quand, en amont, d’autres auraient assumé les leurs. Rappelons ici, qu’un enseignant-directeur, s’il est peut-être expert en pédagogie, ne l’est pas a priori en matière de sécurité. Il est seulement garant de la mise en œuvre d’un plan de mise en sûreté ou d’évacuation, pour peu que celui-ci ait été établi sérieusement afin qu’il soit opérationnel et autant que possible efficace. Où en sommes-nous aujourd’hui ? Les unes après les autres, les communes continuent à se mettre en règle avec leur obligation d’informer leurs administrés à partir d’un document appelé DICRIM construit selon des données contenues dans deux autres documents le DDRM et le DCS établis par la Préfecture. En 2004, peu de communes étaient en mesure de le présenter. Rappelons que ce sont les communes qui, étant propriétaires des locaux scolaires, sont tenues de veiller à la conformité et à la sécurité de ces lieux. Dans quelques communes du département, les mairies ont pris les choses au sérieux et ont collaboré avec les directrices et directeurs afin de définir notamment les lieux de confinement. Pas partout cependant ! Lors de notre audience du 21 novembre, nous avons insisté pour que ce travail de partenariat devienne effectif dans chaque commune, notamment pour les écoles identifiées comme étant exposées. Des démarches sont en cours en direction de mairies. Les services de la Préfecture souhaitent prioriser les grandes communes mais sans exclure les moins grandes. D’autre part, au cours de l’audience, il nous a été confirmé que le risque inondations est le plus prégnant pour plusieurs secteurs de notre département. La publication toute récente d’un protocole intempéries » cosigné par la Préfecture et le Conseil Général vient compléter la panoplie. Ce document nous a été transmis dans les écoles par l’Inspecteur d’Académie avec un feuillet nous concernant à retourner avant le 18 décembre 2006. PROTOCOLE INTEMPÉRIES Dans sa lettre du 20/11/06, l’IA nous écrit Ainsi, quelle que soit la position actuelle de l’école vis-à-vis de son PPMS, le volet accueil et hébergement des élèves en cas d’intempéries devra en tout état de cause être travaillé et finalisé. » Ce volet est une feuille contenu dans le dossier que chaque école a reçu par mail le 20 novembre 2006. Il nous demande d’avoir fini notre travail pour le 15 décembre, à retourner le 18 décembre. On peut lire encore Il est utile sinon indispensable, notamment pour les petites écoles situées en milieu rural, de vous rapprocher des maires en vue de définir, en liaison avec eux, le contenu du volet accueil et hébergement. » Enfin, sur le volet accueil et hébergement lui-même, on peut lire dans une parenthèse qu’ il est indispensable de vous rapprocher du Maire afin de définir ce volet accueil et hébergement ». Et hop, le tour est joué, revoilà la balle de la sécurité dans le camp du directeur. A lui de faire !... Le SNUipp conseille de prendre en effet l’attache de la Mairie - et pas seulement pour les petites écoles situées en milieu rural - comme pour la question du PPMS. Il faut rappeler les textes et on envoie le courrier au Maire via l’IEN. Et le lieu à définir dans l’école, comme pour le PPMS, c’est au Maire et à ses services de nous l’indiquer. Que faire maintenant ? Trois cas de figure - soit l’école n’a pas encore été destinataire d’un courrier de la mairie lui précisant son exposition ou non à un risque majeur et elle doit intervenir afin de l’obtenir au plus vite. Un courrier peut être fait s/c de l’IEN de la circonscription. Modèle de lettre à télécharger et à adapter - soit l’école a été destinataire d’un document écrit de la mairie lui notifiant sa non-exposition et le document PPMS peut être renvoyé non renseigné avec la copie du courrier du Maire de la commune. - soit l’école a été destinataire d’un document écrit de la mairie indiquant clairement le risque identifié pour l’école et dans ce cas il faut exiger de sa part qu’elle dépêche les services de sécurité compétents sur les lieux pour que se tienne une réunion de réflexion de tous les partenaires. Modèle de lettre n° 2 à télécharger et à adapter C’est la condition incontournable à obtenir avant qu’une équipe d’école puisse s’approprier un PPMS adapté et opérationnel qu’il sera alors temps de retourner et de présenter en conseil d’école, mais pas avant ! Voilà quels sont les conseils du SNUipp en la matière. Le sujet est bien trop sérieux pour qu’on se contente d’un document administratif pour se couvrir ». Soyons fermes ! Pour ce qui concerne le volet du protocole intempéries » qu’on nous demande de retourner, la lettre de l’IA envisage les cas où il y a PPMS ou non. Soit. Si le PPMS s’est fait sérieusement, remplir cette feuille ne devrait pas poser de problème. S’il y a un PPMS bidon », le directeur concerné prend, selon nous, un risque supplémentaire en la remplissant. Ce n’est pas notre conception de la responsabilité. S’il n’y a pas de PPMS, doit-on écrire qu’en cas d’intempérie on fera coucher les élèves dans leur classe par exemple ? Dans ce cas, est-ce au directeur d’aménager le lieu de couchage ? On rêve ou quoi ?... Notons que l’IA demande à chaque directrice ou directeur de s’adresser à la mairie de sa commune. A elle lui de convaincre le Maire de se mouiller ». Et une fois de plus, la balle de la responsabilité est dans notre camp et celui de la commune. Je te passe le bébé et l’eau du bain et tu te d…. ! En tout état de cause, même si nous sommes conscients que les dispositifs demandés sont faits pour attendre l’arrivée des secours en cas de coup dur, nous savons trop, par professionnalisme, combien la gestion d’un groupe d’enfants peut s’avérer délicate dans une situation particulière de risque ou de danger. Donc, même si le bon sens de chacune peut aider en cas de danger, il ne saurait se substituer à des consignes opérationnelles mûrement réfléchies par la communauté éducative en partenariat avec les services de sécurité civile. Que chacun, à tous les niveaux, assume ses responsabilités sans se défausser sur le voisin. le 6/12/06 Pour le SNUipp-FSU Alain CAZANAVE Le SNUipp peut conseiller les collègues sur la démarche à suivre. N’hésitez pas à nous contacter. PPMS Premier épisode année 2003 - 2004 Dès le mois de février 2003, le SNUipp avait alerté la profession et l'administration de l'Education Nationale sur les problématiques liées à ce dossier. La question des responsabilités des uns et des autres, notamment, avait été posée dès cet instant. Depuis le début, le SNUipp n'a de cesse de répéter que les directrices et directeurs, avec leurs collègues dans les écoles, sont favorables à la mise en oeuvre des PPMS. Mais cela est trop sérieux pour être traité de manière hâtive et sans s'entourer des précautions nécessaires. Il y a certes le BO hors série n°3 du 30 mai 2002 qui fixe les instructions à respecter. Mais soyons persuadés que ce n'est pas par un document purement administratif que l'on rassurera la communauté éducative et que l'on garantira réellement la mise en sûreté des élèves face aux tempêtes, inondations, explosions ou autres risques. L'intervention directe dans les écoles des personnes ressources de la sécurité publique est une obligation morale qui s'impose avant toute rédaction d'un document qui servira de référence. A travers les échanges de courrier et nos articles parus dans différents numéros d'Ecole & Progrès, nous retraçons ici toutes les étapes de nos interventions et de nos revendications. 1 PPMS qu'es aco ? Ecole & Progrès n °85 de Février 2003 2 Lettre à l'inspecteur d'Académie et au Préfet. Ecole & Progrès n°100 du 14 mai 2004 6 Réponse du Préfet du 3 juin 2004 PPMS !! QU’ES ACO ? Ecole et Progrès n° 85 de Février 2003 Ce nouveau sigle parmi de nombreux autres à découvrir signifie Plan Particulier de Mise en Sûreté face aux risques majeurs. Il va falloir s’y faire ! Les lecteurs assidus du BO avaient bien sûr parcouru avec attention le numéro spécial n°3 du 30 mai 2002 qui présentait largement le problème et proposait un guide et ses 12 annexes pour élaborer le… PPMS de chaque école et établissement scolaire. Nous étions en fin d’année scolaire 2001-2002 et nous en étions restés là… L’Inspecteur d’Académie de notre département vient d’adresser à chaque école un dossier émanant du Rectorat construit sur les bases du BO précité. Le courrier d’accompagnement de notre Inspecteur d’Académie ne dit pas autre chose que toute difficulté relative à l’élaboration du PPMS devra être signalée à votre IEN de circonscription» sans aucune autre forme d’aide. Et voilà… la balle est dans le camp des écoles et de leurs maîtres ! Nous allons avoir le privilège de créer le PPMS de notre école ! Pourquoi un tel dispositif ? Tout le monde a en mémoire les tristes événements d’une fin d’année 1999 particulièrement dramatique dans notre département. On se souvient tous du désastre subi par le département du Gard en septembre 2002. On sait encore le traumatisme subit par la petite commune de Mailhac dans le Minervois en automne dernier. Alors oui, il est nécessaire de mettre en place un dispositif qui précise les attitudes à adopter dans nos écoles en cas de risques majeurs. Mais l’élaboration et la mise en place d’un PPMS est une chose bien trop sérieuse pour être finalisée à la va-vite et sans plus d’information … et de formation. Et évidemment, chacun mesure le temps et les nouvelles responsabilités que cela devrait impliquer pour les directeurs et les maîtres, car tous les collègues sont concernés, pas seulement les directrices et directeurs chaque personnel ayant une mission dans la cellule de crise» extrait du BO spécial n°3 du 30/05/02. Le SNUipp ne nie pas la nécessité du PPMS mais dit NON aux nouvelles responsabilités et NON à cette lourde charge de travail supplémentaire sans temps indispensable dégagé pour les réunions des équipes pédagogiques. Chaque école devra constituer son propre PPMS. Signalons que celui-ci doit être distinct des dispositifs spécifiques au risque incendie. Il nécessite une liaison avec les partenaires extérieurs collectivités territoriales, services de secours, gendarmerie,… et l’IEN de la circonscription. Ce dossier, constitué de trois parties préparation, réalisation, documents et ressources indispensables donne lieu à rédaction de nombreuses fiches techniques. De plus, il devra être réactualisé en début de chaque année scolaire et présenté au Conseil d’Ecole. Enfin toute crise se prépare et nécessite un exercice annuel de mise à l’abri». Donc, une sacrée charge de travail supplémentaire ! Comme si les enseignants s’ennuyaient dans leurs classes… Le SNUipp reconnaît l’utilité des PPMS pourvu que ceux-ci soient élaborés dans des conditions optimales et sérieuses. Rien ne permet de dire aujourd’hui que cela va être le cas. Pour en savoir plus, pour comprendre, le SNUipp a adressé ce 12 février 2003 une demande d’audience à Monsieur l’Inspecteur d’Académie. La sécurité des élèves et des enseignants est une de nos priorités. Actuellement, en cas d’accidents majeurs, le directeur et l’équipe pédagogique sont fort démunis, c’est un fait, sachant que des écoles sont plus exposées que d’autres a priori… mais l’imprévisible existe hélas ! Il vaut mieux, comme le dit la formule consacrée, prévenir que guérir». Mais, d’ores et déjà, le SNUipp refuse que la rédaction de ce document soit exclusivement confiée au directeur et à l’équipe pédagogique. Cela relève de personnels compétents dans le domaine de la sécurité. Le directeur - comme pour la sécurité incendie - ne peut être garant que de l’application dans l’école d’un plan élaboré avec des spécialistes. Le SNUipp exige que toute réflexion sur le PPMS soit menée, si elle doit avoir lieu pour les équipes pédagogiques, avec des personnes qualifiées et exclusivement sur le temps de travail des enseignants. C’est le sens de notre demande d’audience à Monsieur l’Inspecteur d’Académie. Pour l’heure, soyons conscients qu’une réflexion collective sur la question ne sera pas inutile mais soyons exigeants pour que cela se fasse sérieusement, sans précipitation, dans le respect des personnels et pour la sécurité de tous. Lettre à l'Inspecteur d'Académie et au Préfet Ecole et Progrès n° 100 du 14 mai 2004 La section départementale du SNUipp s’est récemment adressée à Monsieur l’Inspecteur d’Académie et à Monsieur le Préfet à propos de la mise en place des PPMS dans les écoles. Nous publions ci-après les courriers pour l’instant sans réponse. Nous demandons aux collègues de surseoir à la rédaction du PPMS tant que les autorités compétentes ne seront pas venues dans chaque école dessiner» les plans de confinement, d’implantation de cellule de crise,... et que les collectivités locales n’auront pas pris d’engagement ferme quant à la constitution des mallettes de première urgence. Ce n’est pas de la responsabilité d’un directeur et de ses collègues de faire tout cela. La sienne est d’obtenir toutes les garanties possibles. Il va de soi que le SNUipp est tout à fait conscient de la nécessité de doter chaque école d’un PPMS. Alain CAZANAVE le 26 avril 2004 Bureau Départemental du SNUipp Membre titulaire du CTPD à Monsieur l’Inspecteur d’Académie en résidence à Carcassonne Objet mise en place des PPMS dans les écoles Monsieur l’Inspecteur d’Académie, Le BO spécial n°3 du 30/05/02 présentait largement les enjeux du PPMS. Le 18/09/02 vous adressiez un questionnaire aux écoles pour faire le point sur le dossier. Le 5/02/03 chaque école recevait un dossier technique pour l’élaboration du PPMS. Le SNUipp, à sa demande, avait rencontré vos services le 19/03/03. A cette occasion, il avait rappelé son accord avec la nécessité de mise en place d’un dispositif qui précise les attitudes à adopter dans nos écoles en cas de risques majeurs. Par lettre du 16/04/03 adressée aux écoles, vous souligniez que le dossier méritait des “adaptations justifiées par le caractère propre des établissements d’enseignement du premier degré” et qu’un autre document serait élaboré par l’administration. Par courrier adressé aux directrices et directeurs d’école, daté du 10/03/04, vous leur demandez d’élaborer le PPMS de leur école et de le transmettre à l’IEN pour le 1/06/04. Avec ce dernier courrier, vous communiquez un nouveau document qui, s’il apparaît un peu allégé par rapport au précédent, reste construit selon les mêmes principes. En effet, il ne modifie en rien le fond du problème les questions de responsabilité et de charge de travail pour les directeurs et les conseils des maîtres demeurent entières. Il est évident que les enseignants assumeront, comme toujours, leurs responsabilités par rapport à la préservation de l’intégrité physique des enfants qui leur sont confiés. Mais il faut que chacun assume entièrement les siennes, de façon chronologique, sans sauter des étapes. Rappelons ici que le plan d’évacuation incendie d’une école est normalement élaboré par les services compétents Mairie, pompiers,… et que le directeur d’une école est le garant de la mise en œuvre et du respect des consignes en cas d’évacuation. Ceci est conforme aux attributions d’un directeur d’école. De même, pour la mise en sûreté et l’application des consignes de confinement que sous-tendent le PPMS, le directeur ne peut être garant que de l’application dans l’école d’un plan défini par des spécialistes désignés par les services compétents. En aucun cas la responsabilité de l’élaboration du PPMS ne peut lui incomber, pas plus qu’à ses collègues. La réflexion en conseil des maîtres que vous préconisez au début de la démarche à adopter cf. votre dossier daté du 10/03/04 doit, nécessairement, être précédée d’une phase de travail avec les personnes compétentes de la sécurité publique services de la Préfecture et des municipalités. La responsabilité du plan de confinement relève de ces personnes-là. L’implantation et l’organigramme de la cellule de crise dans une école, aussi. Toutes les questions relatives aux mallettes de première urgence et autres outils techniques impliquent d’abord les municipalités. Il sera temps alors de réunir les conseils des maîtres. Du temps sera nécessaire pour que chaque école soit en mesure de présenter un dossier aussi sérieux que l’exige le PPMS. A cet effet, la date du 1/06/04 que vous indiquez nous paraît manifestement intenable, d’autant que nombre de communes sont en retard par rapport au DCS et au DICRIM, ou du moins, ces documents ne sont pas parvenus aux écoles. Du temps doit être attribué aux directeurs afin qu’ils puissent travailler avec les personnes ressources. Du temps doit être donné pour l’information aux équipes d’adultes des écoles par les professionnels de la sécurité. Du temps doit être dégagé pour procéder dans chaque école à des exercices d’application du PPMS en présence des personnes ressources, selon les risques identifiés. Plus qu’un simple document administratif, le PPMS de chaque école doit être un outil efficace de mise en sûreté tout doit être mis en œuvre pour atteindre cet objectif. C’est le vœu et l’exigence du SNUipp. Un travail de réflexion collective est indispensable en amont de toute rédaction du dossier. Et avant que celui-ci ne soit présenté en conseil d’école, nous demandons à ce qu’il soit validé par toutes les personnes responsables de la sécurité publique qui auront contribué à son élaboration et aux exercices de confinement. Le SNUipp souhaite que les enseignants puissent faire face à l’exercice de leurs responsabilités avec un maximum de sérénité. Pour cela, il y a une obligation de moyens à dégager de façon pertinente avant toute finalisation du dossier PPMS de chaque école. En résumé et pour conclure, le SNUipp demande - que la date du 1/06/04 pour l’envoi du PPMS à l’IEN soit repoussée, - que du temps de travail soit dégagé pour l’information de l’équipe enseignante par les professionnels de la sécurité publique, - que les professionnels de la sécurité publique soient clairement responsables de l’élaboration puis de la validation du PPMS en concertation avec l’équipe enseignante, - que les membres de l’équipe enseignante ne soient responsables que de la mise en pratique du PPMS de leur école. Nous formulons à nouveau le vœu que cette question essentielle soit traitée sérieusement, sans précipitation, dans le respect des personnels et de la sécurité de tous. Nous nous tenons à votre disposition pour continuer la réflexion et le dialogue sur ce sujet et éventuellement vous rencontrer. Enfin, nous vous informons que nous nous adressons à Monsieur le Préfet sur ces questions de PPMS et de sécurité des locaux mis à disposition des usagers et acteurs de l’école dans le cadre du Service Public d’Education. Certain de l’attention que vous accorderez à mon courrier, je vous prie d’agréer, Monsieur l’Inspecteur d’Académie, l’expression de mes respectueuses salutations. Pour le SNUipp-FSU Alain CAZANAVE Alain CAZANAVE le 26 avril 2004 Bureau Départemental du SNUipp Membre titulaire du CTPD Monsieur le Préfet Préfecture de l’Aude 52, rue Jean Bringer 11000 CARCASSONNE Objet mise en place des PPMS dans les écoles Le BOEN hors série n°3 du 30/05/02 présentait largement les enjeux du PPMS Plan Particulier de Mise en Sûreté. Ces dernières années, hélas, notre département, comme plusieurs autres, a été le théâtre de tristes événements liés à des inondations dévastatrices. D’autres risques existent également pour notre département. Monsieur l’Inspecteur d’Académie a récemment adressé aux écoles un dossier, à renseigner avant le 1/06/04, en vue de la mise en place du PPMS de chaque école. Pour le SNUipp-FSU, il est clair qu’il y a une impérieuse nécessité de se doter dans chaque école d’un plan particulier permettant à chaque directrice ou directeur de réagir efficacement en cas de crise à partir d’un document mûrement réfléchi, adapté à son école, élaboré et validé par des personnes ressources compétentes pour la sécurité publique. Le SNUipp-FSU souhaite que les enseignants puissent faire face à l’exercice de leurs responsabilités en matière de sécurité avec un maximum de sérénité. Pour cela, et en son nom, j’ai l’honneur de vous demander de mettre tout en œuvre afin que des personnes qualifiées pour la sécurité interviennent dans chaque école en vue de définir notamment les modalités de confinement et l’organisation de la cellule de crise. Il importe aussi que les responsabilités des uns et des autres soient clairement identifiées. Un directeur d’école, comme pour la sécurité incendie, ne peut être garant que de l’application dans son école d’un plan défini par des spécialistes désignés par les autorités compétentes. En aucun cas, la responsabilité de l’élaboration du PPMS ne peut lui incomber. Etant donné les compétences légales qui sont les vôtres sur ce dossier particulier, nous avons jugé nécessaire de vous solliciter. Nous vous informons enfin que nous nous sommes adressés à Monsieur l’Inspecteur d’Académie afin que les équipes enseignantes puissent s’approprier, en toute connaissance de cause, le PPMS de leur école dans l’optique d’une efficace implication. Veuillez agréer, Monsieur le Préfet, l’expression de mes salutations les plus respectueuses. Pour le SNUipp-FSU Alain CAZANAVE Courrier électronique adressé aux écoles La section départementale du SNUipp s'est récemment adressée à Monsieur l'Inspecteur d'Académie à propos de la mise en place des PPMS dans les écoles. L'échéance fixée par l'administration 01/06/04 pour le retour du dossier ne peut convenir. Le travail demandé implique beaucoup plus de temps et de garanties pour les équipes enseignantes. Il est notamment hors de question pour nous d'assumer la responsabilité de l'élaboration des plans de confinement en cas de risques majeurs ; c'est la mission des services de sécurité publique qui dépendent de la Préfecture et des collectivités locales. Une directrice ou un directeur d'école, comme pour la sécurité incendie, ne peut être garant que de l'application d'un plan élaboré et validé par des spécialistes. C'est pourquoi, le SNUipp demande à ses collègues de surseoir à la rédaction du PPMS tant que les autorités compétentes ne seront pas venues dans chaque école "dessiner" les plans de confinement, d'implantation et de composition de cellule de crise,... et que les collectivités locales n'auront pas pris d'engagement ferme quant à la constitution des mallettes de première urgence. Toutes ces dispositions devront être consignées dans un registre déposé à l'école. Après cela, il sera alors temps que le conseil des maîtres s'approprie le PPMS et le présente en Conseil d'Ecole. Il est clair pour nous tous que la mise en place des PPMS dans nos écoles est indispensable. Et c'est une chose trop sérieuse pour que cela se fasse dans la précipitation, les incertitudes et les approximations. Il en va du respect et de la responsabilité des personnels de même que de la sécurité de toute la communauté éducative. Pour le SNUipp-FSU, Alain CAZANAVE PPMS Dans les écoles où en sommes-nous ? Ecole & Progrès suppl. n°1 au n°100 daté du 25/05/04 Après nos courriers à l’IA et au Préfet cf. Ecole & Progrès n°100 du 14/05/04, nous avons reçu une réponse de l’IA que nous publions dans le présent bulletin La réponse écrite reçue ne traite pas des demandes en temps dégagé que nous avions formulées. Les directrices et directeurs, loin de se défausser et trop conscients de leurs responsabilités, veulent rédiger un bon PPMS, dans de bonnes conditions. Aucune réponse pour l’instant de la part du Préfet. Lors du Comité Départemental d’Hygiène et de Sécurité, qui s’est tenu le 14 mai dernier, le sujet a été abordé et les représentants de la FSU ont rappelé nos interrogations, notamment quant aux responsabilités des directrices et directeurs d’école. Les représentants de l’administration ont quelque peu minimisé l’importance des craintes des collègues et souhaitent dédramatiser la situation. Pourtant, au cours de la discussion, un Principal de collège a souligné les difficultés à gérer un confinement dans son établissement au cours d’un exercice de mise en sûreté qu’il a réalisé pas de point d’eau, augmentation de la température de la salle de confinement regroupant plusieurs dizaines d’enfants, énervement,… Enfin, en début de CAPD de ce 21 mai, quelques brefs échanges sur les PPMS ont eu lieu, bien que ce ne soit pas un sujet de CAPD. Mieux vaut un mauvais PPMS que pas de PPMS du tout» déclare Monsieur l’Inspecteur d’Académie. Il ne comprend pas que les directeurs ne s’exécutent pas, vu que le BOEN du 30/05/02 le demande. Il leur refuse tout délai supplémentaire, en appelle à leur responsabilité, rejetant toute argumentation des délégués du personnel du SNUipp par un on sait bien ce que vous cherchez !» bien énigmatique. Nous allons donc nous adresser encore une fois à lui pour continuer à développer nos arguments et avancer nos revendications. Sur le fond, à l’heure actuelle, il est donc difficile de trouver un terrain d’entente avec l’administration. Celle-ci pense que les directeurs-trices n’ont pas envie de rédiger le PPMS alors que nous avons toujours affirmé le contraire… et nous le maintenons bien sûr ! Oui, les directrices et les directeurs sont prêts à s’impliquer sur cette question, sérieusement mais en toute sérénité. Pour doter les écoles d’un PPMS opérationnel, nous devons tout mettre en œuvre pour que l’on ne s’en tienne pas à un document purement administratif qui attribue des responsabilités à des personnes les collègues nommément désignées. Or, c’est ce vers quoi on se dirige ! On nous dit d’élaborer un plan à mettre en œuvre entre l’apparition de l’événement et l’arrivée des secours. Personne ne maîtrise la durée de ce laps de temps d’ailleurs. On lit aussi dans des réponses fournies par e-mail par le CPD-EPS à un directeur d’école qu’en aucun moment il n’est fait allusion à une quelconque obligation de résultat» et que la responsabilité des directeurs pourrait être engagée si le PPMS n’était pas exposé au conseil d’école de la rentrée de septembre 2004». On sait aussi lu dans un courrier du CPD-EPS que la grande majorité des communes du département» n’est pas en mesure de mettre à disposition les documents DCS et DICRIM qui doivent servir de base à toute réflexion. Ne mettrions-nous pas la charrue avant les bœufs ?… Les observations remontant du terrain, que demande Monsieur l’Inspecteur d’Académie dans sa réponse à notre courrier, seront d’autant plus des bases pertinentes d’élaboration du PPMS qu’elles s’appuieront sur des recommandations de spécialistes venus dans chaque école livrer leurs conseils. Les exercices pratiques pourront alors se dérouler et donner lieu à analyses et réajustements éventuels. D’autre part, le document à renseigner contient des parties comme les plans de locaux, les lieux de confinement, l’organisation de la cellule de crise,... qui ne sont pas transférables à toutes les situations ». Les collectivités locales doivent forcément s’impliquer dans ces domaines. Mais pas en palabres ou beaux discours ! En venant dans chaque école dessiner » avec la directrice ou le directeur les contours du PPMS et donner toutes les garanties de moyens nécessaires pour doter les écoles, par exemple, du nombre suffisant de mallettes de première urgence ou pour l’installation d’un signal sonore distinct de celui réservé à l’évacuation incendie. Alors, et maintenant ? La lettre conjointe du Préfet et de l’IA adressée aux Maires cf. ci-dessous met la balle dans le camp de ces derniers. Si les directeurs sollicitent les Maires, ceux-ci doivent leur apporter notamment les informations et concours qu’ils pourraient être amenés à solliciter». Le SNUipp continue à dire que le 1er juin est trop rapproché comme date de retour du document. Il n’est pas possible d’être dans les temps de façon sérieuse d’autant que les maires ou leurs services ne se sont pas bousculés pour venir nous aider dans les écoles. Le courrier aux maires invite les collègues directeurs à s’adresser à eux. Faisons-le en exigeant que les personnes ressources en matière de sécurité et de mise en sûreté apportent leur concours» en intervenant directement dans chaque école auprès des adultes de la communauté éducative qui devront se répartir les responsabilités de la mise en sûreté des élèves. Voilà ce que nous devons exiger des municipalités puisque les autorités administratives les désignent comme nos interlocuteurs. D’autre part, le SNUipp propose aux collègues d’informer le Conseil d’Ecole du 3e trimestre de la situation. Enfin, le SNUipp s’adressera à l’association des Maires de l’Aude pour confronter nos analyses et voir comment trouver au plus vite une issue cohérente, réfléchie et fonctionnelle à cette indispensable mise en place du PPMS de chaque école. PPMS réponse de l’IA à notre courrier du 26 avril paru dans E&P n °100 Monsieur le Secrétaire Départemental, J’ai pris connaissance de votre courrier du 26 avril 2004 dans lequel vous me faites part de vos inquiétudes quant à la mise en œuvre par les directeurs d’école des Plans Particuliers de mise en Sûreté face aux risques majeurs PPMS dans les écoles du département de l’Aude. Je comprends vos craintes et vos interrogations, notamment en ce qui concerne la responsabilité du directeur d’école dans l’élaboration de ce plan. Cependant, il faut bien comprendre que le PPMS est un outil de travail, destiné à gérer la crise dans l’attente des secours. Il n’est pas définitif. La pertinence du PPMS ne pourra s’évaluer que par la pratique d’exercices et il peut à tout moment être réajusté. A cet égard, il n’existe pas d’instance de validation. Seule l’expérimentation peut permettre de confirmer ou d’infirmer le contenu du PPMS. Le directeur est au cœur de l’élaboration de ce plan dans la mesure où l’instruction ministérielle de mai 2002 demande d’élaborer le PPMS en partant des observations remontant du terrain en vue de bâtir un dispositif de façon pragmatique. Quant à la question des délais que vous semblez juger insuffisants, il me semble au contraire que la phase de réflexion et d’adaptation de la maquette départementale a été suffisante. Le document de travail a été simplifié au maximum afin d’être transférable à toutes les situations. La notice explicative et récapitulative accompagnant le PPMS est de nature à aider le directeur dans l’élaboration du PPMS. En outre, le directeur n’est pas seul dans sa tâche. Il peut à tout moment faire appel aux conseillers pédagogiques EPS de circonscription et au conseiller pédagogique départemental EPS, qui le guideront. Je rappelle également que les maires ont été destinataires d’un courrier les informant de cette démarche afin qu’ils puissent accompagner les directeurs d’école dans cette élaboration. Ce courrier aux maires porte la signature de Monsieur le Préfet de l’Aude ainsi que la mienne. Vous voudrez bien en trouver une copie ci-jointe pour votre information. voir ci-dessous Nous avons maintenant le devoir de mettre en œuvre les PPMS dans les écoles, dans le but de protéger le mieux possible nos élèves en cas de crise majeure, en soulignant encore une fois que la finalité poursuivie par le PPMS n’est pas de se substituer aux fonctions et aux missions assurées par les services de secours institutionnels mais de gérer dans les meilleures conditions possibles pour la collectivité scolaire le laps de temps séparant l’apparition de l’événement de l’arrivée des premiers secours. Je vous prie d’agréer, Monsieur le Secrétaire départemental, l’expression de ma considération distinguée. Jean-Louis MERLIN PPMS lettre de l’IA et du Préfet aux Maires Madame, Monsieur le Maire Nous avons l’honneur de vous faire connaître qu’il est demandé aux directeurs d’école du département de définir pour leur établissement un plan particulier de mise en sûreté face aux risques majeurs. Le plan de mise en sûreté est un outil qui doit permettre à l’ensemble de la communauté éducative de réagir correctement dans l’éventualité d’un risque majeur. Les écoles seront ainsi dotées d’un document opérationnel destiné à gérer la crise dans l’attente des secours. L’élaboration de ce document répond, par ailleurs, aux dispositions contenues dans le Bulletin Officiel de l’Education nationale n°3, hors série, du 30 mai 2002. Il serait souhaitable, compte tenu des risques auxquels est exposé notre département, que vous puissiez accompagner le plus utilement possible les directeurs d’école dans leur démarche et leur apporter notamment les informations et concours qu’ils pourraient être amenés à solliciter. Nous vous en remercions et vous prions d’agréer, Madame, Monsieur le Maire, l’assurance de notre considération distinguée. Le Préfet de l’Aude, Jean-Claude Bastion L’Inspecteur d’Académie, directeur des services départementaux de l'Education Nationale de l'Aude, Jean-Louis Merlin PPMS réponse du Préfet à notre courrier du 26 avril paru dans E&P n °100 Nous avions interpellé le Préfet sur les PPMS. Il vient de nous répondre. cf. lettre plus bas dans cette page. Dans la série "j'ouvre le parapluie", voici un nouvel épisode ! Mais bon sang, c'est bien vrai, on aurait dû y penser plus tôt le rectorat détient toutes les réponses à nos interrogations. Et nous avons même des documents pédagogiques pour nous aider à prendre nos responsabilités ! De quoi se plaint-on ? Et en plus, "c'est pas sorcier" ! Il suffit de demander de la formation et de visionner une cassette vidéo ! C'est drôle jusqu'à maintenant nous n'avons rencontré personne qui se déclare compétent ; les responsables des pompiers tergiversent lorsqu'ils sont sollicités. Pas de réponse nette, on attend. D'autant que "dans sa version actuelle, il n'est pas prévu qu'il le PPMS soit contrôlé ou validé par une quelconque autorité compétente en matière de sécurité". L'Inspecteur d'Académie avait souligné la même chose dans la réponse qu'il nous avait faite cf. E&P n°100 sup 1 daté du 25/05/04. Les Maires, depuis qu'ils sont nos interlocuteurs désignés, tardent à intervenir. Les directeurs d'écoles ne sont pas inondés de courriers .... et encore moins de visites de commissions de sécurité ! Nous rappelons en effet, que les directeurs "pour renseigner ce document" exigent des services de l'Etat le passage de la commission d'hygiène et de sécurité "au cas par cas dans chaque école". Un exemple sur support vidéo, aussi bien fait soit-il, ne peut se transposer à toutes les situations. Chaque local est différent. Aucune implantation d'école ne ressemble à une autre. Ceci est aussi l'avis de Monsieur Courrière, président de l'association des Maires de l'Aude que le SNUipp a rencontré le 9/06/04. Celui-ci a entendu et compris nos interrogations, partage notre souci par rapport à la responsabilité des uns et des autres, et souligne que les pompiers sont plus prompts à trouver des aménagements aux dispositifs qui ne vont pas bien et qu'il convient de modifier plutôt que de venir donner des conseils pour construire des plans de sécurité fonctionnels. Il doit réunir les maires de l'Aude d'ici peu et ne manquera pas de débattre avec eux de leur responsabilité en la matière. Il est d'accord pour que les directrices et directeurs d'écoles les sollicitent. C'est notamment les mairies qui doivent fournir et renouveler les mallettes de première urgence. A eux aussi de prévoir un signal d'alarme spécifique. Ils doivent aussi fournir les plans de masse de l'école et les plans des locaux actualisés. Le SNUipp réaffirme que la responsabilité d'un directeur d'école est de mettre en oeuvre des mesures de sécurité définies par des personnes compétentes et habilitées. Tant que ces personnes ne seront pas venues donner leurs instructions dans les écoles, nous ne fournirons pas le document "parapluie" demandé. C'est un document opérationnel que nous voulons, reposant sur un travail sérieux cf. objectifs définis dans le document de l'IA reçu dans les écoles en mars 2004. D'autre part, à quoi bon recenser et nommer des personnes chargées de mission en cas de crise sachant que les équipes enseignantes vont être renouvelées à la rentrée et que le mouvement des personnels n'est même pas terminé ? Enfin, pour que les choses soient bien claires dans l'esprit de chacun, cette action responsable que nous menons à propos des PPMS n'a rien à voir avec les consignes de blocage ou de grève administrative, qui ont toujours exclu les questions de sécurité de la plate-forme revendicative pour améliorer la direction d'école. Le SNUipp a toujours dit avec force la nécessité de doter chaque école d'un PPMS. Mais cela ne se fera que lorsque certaines conditions seront réunies, notamment celles concernant les responsabilités des uns et des autres. Donc, en l'état actuel des choses dans la plupart de nos écoles, sachant que c'est un bon PPMS que nous revendiquons, nous continuons à dire si pas de visite de personnes qualifiées dans nos écoles, pas de PPMS». Notre volonté est de sortir de l'impasse dans laquelle on se trouve. Préparer l'ensemble de la communauté éducative à réagir dans l'éventualité de risque majeur» cf. objectifs sur le document IA du 10 mars 2004 est une nécessité qui s'impose à tous. Les directrices et directeurs assumeront leurs responsabilités mais celles-ci doivent être partagées et assumées par les différents partenaires. Le 22/06/04 Alain CAZANAVE PREFECTURE DE L'AUDE Carcassonne le 3 juin 2004 CABINET Service interministériel de défense et de protection civiles Monsieur, En réponse à votre courrier du 11 mai, relatif à la mise en place des PPMS, je suis en mesure de vous apporter les précisions suivantes - Sur la responsabilité de l'élaboration du PPMS Le Rectorat a présenté l'élaboration du PPMS comme un travail devant impliquer fortement l'équipe pédagogique de chaque établissement scolaire. Elaboré à partir d'un plan type sous la responsabilité du chef d'établissement, le PPMS est un document interne, soumis annuellement au conseil d'école ou d'administration et, le cas échéant, à la commission d'hygiène et de sécurité. Dans sa version actuelle, il n'est pas prévu qu'il soit contrôlé ou validé par une quelconque autorité compétente en matière de sécurité. Dans l'Aude, le Service interministériel de défense et de protection civiles, sur instruction du Directeur de Cabinet du Préfet, apporte son aide à tous les directeurs d'écoles qui s'adressent à lui pour renseigner ce document. La contribution des maires a également été sollicitée dans un courrier du 20 avril 2004 co-signé par le Préfet et l'Inspecteur d'Académie. - Sur les interventions dans les écoles S'il n'est pas possible aux services de l'Etat d'intervenir au cas par cas dans chaque école, il est en revanche souhaitable que vous exprimiez vos besoins en matière de formation auprès du correspondant "sécurité" et du coordonnateur ou formateur "risques majeurs" du rectorat afin que d'éventuelles actions d'information ou de formation soient ensuite organisées à ce niveau. Ces personnes pourront également vous indiquer les documents pédagogiques disponibles. A titre d'exemple, une cassette vidéo de la série "C'est pas sorcier", destinée aux collégiens "Attention, usines à risques", est consacrée au risque d'accident industriel et décrit en détail un exercice de confinement dans une classe. Le Chef du service interministériel de défense et de protection civiles. © SNUipp de l'Aude - 2007

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